Ludovic Marais

Ludovic, un apprenti passionné emporté trop tôt

Ludovic, né le 31 mars 2000 à Chambray-lès-Tours, rêvait d’un avenir dans la restauration. Ce jeune homme passionné et déterminé avait trouvé sa voie : le métier de barman. Malheureusement, un accident du travail a tragiquement mis fin à son parcours à seulement 19 ans.

Le début d’un parcours prometteur

Dès le lycée, Ludovic choisit un bac professionnel en commercialisation et services en restauration. Ce choix traduit déjà son goût pour les métiers du contact. Il découvre vite que la cuisine ne lui plaît pas, pas plus que le service en salle. En revanche, derrière le bar, il se sent à sa place. Il y trouve son équilibre et sa fierté. Grâce à son sérieux et à sa motivation, il décroche son diplôme avec mention.

Ludovic s’oriente vers le métier de barman

Pour se perfectionner, Ludovic décide de poursuivre avec une mention complémentaire en barman. En septembre 2019, il débute son apprentissage au CFA de Tours et réalise son stage dans une brasserie du centre-ville. Il connaît déjà l’établissement car il y avait travaillé quelques semaines durant l’été.

Très apprécié, il se montre dynamique et volontaire. Pourtant, la formation ne lui apporte pas les enseignements qu’il espérait. Son maître de stage, souvent absent, le laisse se débrouiller seul. Ludovic s’ennuie, mais persévère. Soutenu par sa famille, il garde le cap, convaincu que cette expérience l’aidera à atteindre son objectif professionnel.

Ludovic Marais

Un accident de travail tragique

Le 16 décembre 2019, Ludovic prend son service comme chaque soir. Il est seul derrière le bar. En fin de soirée, il se sert du monte-charge pour l’aider à transporter des marchandises.
L’accident survient brutalement. L’appareil le frappe à la tête. Transporté à l’hôpital, il succombe à un grave traumatisme crânien dans la nuit. Pour ses parents, Delphine et Franck, le choc est immense.
Retrouvez l’hommage de sa maman.

Une famille en quête de vérité

Dès le lendemain, la brasserie rouvre comme si de rien n’était. Cette indifférence blesse profondément la famille. Très vite, des questions se posent. Le monte-charge était-il conforme ? Ludovic était-il autorisé à l’utiliser ? L’expertise révélera que l’appareil ne répondait pas aux normes de sécurité en vigueur.
Les parents décident alors de se battre. Une enquête judiciaire s’ouvre pour homicide involontaire avec violation délibérée d’une règle de sécurité. Malgré cela, la procédure traîne. Les délais s’allongent, accentuant la douleur. Delphine et Franck regrettent de ne pas être entendus par la juge d’instruction. Ils veulent simplement connaître la vérité.

Ludovic, symbole du combat pour les apprentis

Depuis le drame, ses parents se battent avec courage. Ils affirment ne pas vouloir laisser cette tragédie sans réponse. À travers Ludovic, ils défendent tous les apprentis, souvent exposés sans formation suffisante ou encadrement adapté. Leur combat devient collectif : faire reconnaître les risques encourus et améliorer les conditions de travail des jeunes en formation.
Delphine et Franck se montrent déterminés : ils iront jusqu’au bout, coûte que coûte. Leur espoir ? Que la mort de leur fils serve à changer les pratiques pour prévenir d’autres drames.

Un combat pour la mémoire et la justice

Aujourd’hui, la famille, entourée de proches et d’amis, continue son combat malgré la douleur. Ludovic restera à jamais pour eux un fils aimant, un jeune homme travailleur et lumineux. En son nom, ils poursuivent leur quête de vérité et de justice.
Leur message est clair : plus jamais ça. La sécurité des apprentis ne doit jamais dépendre du hasard ni de la négligence.

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