L’histoire de l’association

La rencontre entre Fabienne et Caroline

L’histoire de l’association commence à la suite d’un drame. Un drame qui peut toucher tout le monde, à tout moment : la perte d’un proche dans un accident mortel au travail. Un drame qui se produit dans l’indifférence générale. À peine un entrefilet dans la rubrique faits divers des journaux locaux. Pour autant, un drame qui aurait pu être évité, et c’est bien là que se situe le problème. Fabienne et Laurent, ont perdu Flavien dans un dramatique accident alors qu’il avait 27 ans. Caroline a perdu son fils Benjamin, 23 ans, le 28 Février 2022. C’est dans la douleur, et face à l’indifférence générale, confrontées aux difficultés du parcours judiciaire et de l’administration que ces deux familles décident de briser le silence concernant les accidents mortels du travail, de faire en sorte que ces accidents ne se produisent plus et de partager leur expérience au service d’autres familles concernées.

C’est pourquoi Fabienne et Caroline entrent en contact avec Matthieu Lépine, un professeur d’histoire-géographie qui recense les accidents mortels du travail depuis plusieurs années et les publie sur les réseaux sociaux afin de dénoncer et d’alerter l’opinion publique et les institutions. Au cours de leurs échanges, Fabienne et Caroline, décident de se rencontrer et d’assister, ensemble, à un procès pour soutenir une autre famille à Caen. C’est à ce moment là que l’idée de créer un collectif de familles de victimes morts au travail se concrétise.

La naissance de l’association

Très vite, une page se créée sur Facebook, ainsi qu’un groupe sur WhatsApp. De nombreuses familles rejoignent le collectif. Des courriers sont envoyés au Ministère du Travail, un premier rendez-vous est accepté. Dans un premier temps, seuls Fabienne et Laurent sont reçus, avec, entre leurs mains, une dizaine de dossiers, qu’ils déposent sur le bureau du directeur du cabinet du Ministre.

Puis un autre rendez-vous a lieu, relayé par de nombreux médias, à l’issue de la marche blanche du 4 mars. Mais, cette fois-ci 20 familles sont présentes. À partir de là, les fondations de l’association sont posées l’acte fondateur de l’association. De nombreuses familles rejoignent le collectif, beaucoup d’entre elles souhaitent participer activement, d’où la nécessité de créer cette association. C’est la raison pour laquelle les statuts de l’association « Collectif familles stop à la mort au travail » sont signés, par les membres du bureau, lors du premier déplacement au Parlement européen et déposés à la Préfecture le 30 Mai 2023. Ainsi, c’est un événement marquant dans l’histoire de l’association.

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